Imágenes de páginas
PDF
EPUB

commerce, et leurs grandes richesses ne les dégoûtent jamais du travail nécessaire pour les augmenter. On у

voit de tous côtés le fin lin d'Egypte, et la pourpre syrienne deux fois teinte d'un éclat merveilleux. Cette double teinture est si vive, que le temps ne peut l'effacer. On s'en sert pour des laines fines qu'on rehausse d'une broderie d'or et d'argent. Les hommes sont occupés à décharger leurs vaisseaux, à transporter leurs marchandises, ou à les vendre, ou à arranger leurs magasins, et à tenir un compte exact de ce qui leur est dû par les négociants étrangers ; les femmes ne cessent jamais de filer les laines, ou de faire des dessins de broderies, ou de ployer des riches étoffes.—Fénélon.

La découverte de la vapeur a donné des ailes au commerce. Les produits exotiques, les fruits, les épices, les bois, le sucre, le café, le coton passent et repassent maintenant les mers. Le coton vient d'Amérique en Angleterre à l'état brut, et retourne d'Angleterre en Amérique à l'état fabriqué. Non moins merveilleuse a été l'influence de la vapeur et des chemins de fer nationaux ou internationaux sur l'échange des produits qui voyagent par terre. Nos marchés reçoivent aujourd'hui d'un hout à l'autre de la France, l'huile, les oufs, la volaille, les bestiaux, le grain, le charbon de terre. Devant la locomotive les distances s'effacent, les frontières s'abaissent et la consommation augmente.Léon Faucher.

II.

[ocr errors]

Questions Grammaticales. 1. Dans quel cas exprimez-vous ou supprimez-vous un devant demi ? Comment écririez-vous en français, a half-dozen, a dozen and a half ?

2. Quel est le féminin de dissous, fier, net, sec, menteur, vengeur, universel, vif, général ?

3. Comment exprimez-vous en français, about 50, about 100, about 1,000 ?

4. Donnez en anglais l'équivalent de ces gallicismes : Nous avons fait prix et je crois avoir conclu un bon marché. Je vous paierai argent comptant. Prenez garde de placer à fonds perdu.

5. Écrivez les temps principaux, c'est-à-dire le participe présent, le participe passé, le présent de l'indicatif et le passé defini, de vendre, accroître, acquérir, moudre, déduire, pourvoir.

6. Quel est le pluriel de capital (stock), bail, prix, sou ?

III.

Décrivez sous forme de lettre le genre d'approvisionnements que réclame surtout une armée en campagne. Citez, s'il y a lieu, des exemples montrant l'influence d'une bonne ou d'une mauvaise administration des vivres sur le succès ou l'insuccès de certaines expéditions militaires.

IV.

Traduisez en français :

When duties are low and prices high, it is that scarcity is declared, and the importations will arrive too late to stop the rise. For want of regularly established openings abroad, French farmers having need of money take their grain to be sold as soon as it is thrashed. During the months of autumn and winter there is a superabundance in all market-places, and the prices are low; then, in the spring-time it is perceived that supplies in the farms are exhausted, prices rise rapidly, duties become lower in proportion, search is made for foreign cereals ; they must be had at any price. But the supplying countries have sold their produce to regular consumers (to the English, for example), and it is only by paying much more that our countrymen can withdraw corn from those localities.-Chesnée.

STAFF COLLEGE.

July 1861.

I.

Translate into English either the passage marked (a), or that marked (b):

(a) Les hommes parlent tous les jours, sur le néant des choses humaines, le langage de la foi et de la vérité; et ils n'en suivent pas moins les voies de la vanité et du mensonge. Nous disons sans cesse que le monde n'est rien, et nous ne vivons que pour le monde : sages seulement ans les discours,

G

:

insensés dans les cuvres ; philosophes dans l'inutilité des conversations, peuple dans tout le cours de notre conduite ; toujours éloquents à décrier le monde, toujours plus vifs à l'aimer. Nous fléchissons le genou avec la multitude, devant l'idole que nous venions de fouler aux pieds ; et à nos mépris succèdent bientôt de nouveaux hommages. Ce qui paraît grand aux yeux du monde est toujours grand pour nous : ce qu'il appelle bonheur, est la seule félicité où notre coeur aspire : ce qu'il vante, est la seule gloire qui nous touche. Ouvrons enfin les yeux, et que cette cérémonie de religion et de tristesse confonde la vanité de nos jugements, et nous rappelle de l'erreur des sens aux lumières de la foi.—Massillon.

(b)
Combat singulier de Turenne et de d'Aumale.
Tantôt avec fureur l'un d'eux se précipite ;
L'autre d'un pas léger se détourne, et l'évite.
Tantôt plus rapprochés ils semblent se saisir;
Leur péril renaissant donne un affreux plaisir ;
On se plaît à les voir s'observer et se craindre,
Avancer, s'arrêter, se mesurer, s'atteindre ;
Le fer étincelant, avec art détourné,
Par de feints mouvements trompe l'oeil étonné.
Telle on voit du soleil la lumière éclatante
Briser ses traits de feu dans l'onde transparente,
Et se rompant encor par des chemins divers,
De ce cristal mouvant repasser dans les airs.
Le spectateur surpris, et ne pouvant le croire,
Voyait à tout moment leur chute et leur victoire.
D'Aumale est plus ardent, plus fort, plus furieux;
Turenne est plus adroit, et moins impétueux;
Maître de tous ses sens, animé sans colère,
Il fatigue à loisir son terrible adversaire.
D’Aumale en vains efforts épuise sa vigueur :
Bientôt son bras lassé ne sert plus sa valeur.
Turenne, qui l'observe, aperçoit sa faiblesse ;
Il se ranime alors, il le pousse, il le presse.
Enfin d'un coup mortel il lui perce le flanc.
D’Aumale est renversé dans les flots de son sang.

Voltaire.

II. Esquissez à larges traits la biographie d'un des grands capitaines du 17me ou du 18me siècle ; donnez une appréciation sommaire de sa carrière, de son talent, et des raisons ou des circonstances qui lui ont valu un nom et sa célébrité dans l'histoire.

III.

.

[ocr errors]

.

Questions Grammaticales. 1. Quelle différence faites-vous entre voie, vois, et voix ; devant, avant, et auparavant ?

2. Quelle différence y a-t-il entre il vient de et il vient à précédant un infinitif ? Quand faut-il supprimer la préposition après venir suivi d'un infinitif?

3. De quel temps forme-t-on le pluriel du présent, et l'imparfait, de l'indicatif; le subjonctif présent; l'imparfait du subjonctif ; le futur et le conditionnel simples ?

4. 'Il a droit à de nouveaux hommages.'—Pourquoi de et non des nouveaux hommages ?—Expliquez la règle.

5. 'Il faut que cette cérémonie confonde la vanité.'—Quand faut-il employer le subjonctif, en général, et quand au présent, et quand au passé ?

6. Expliquez la règle de la déclinaison des deux participes.

IV.

Translate into French:

Marlborough having made his reconnoissance, determined to change the whole order of his attack, though it took him five hours to do so. He saw it was not necessary for him to trouble himself about the French left, which could do him no harm, and he determined, therefore, to fall with all his force on the village of Ramillies in the centre. Villeroy might have amended this vicious disposition in the time thus allowed him. Lieutenant-General de Gassion, who, as next in rank, commanded the left, observed its evil position, and entreated him to do so.

“You are lost if you do not at once change the order of battle ; disengage your left and march it against the enemy, who is only your equal in number; draw your lines close : if you delay an instant, you are lost.' But it was altogether useless for M. de Gassion to propose anything ; the Marshal would not listen to him, and ordered him not to quit his post without express orders. Toute la gauche,' said the French general with a shrug, 'reste inutile le nez dans le marais.'--Sir E. Cust, Wars of the Eighteenth Century.

:

[ocr errors]
[ocr errors]

STAFF COLLEGE.

December 1861.

I.

Traduisez en anglais :

A.

Tout le règne de Louis XIV. est dans ces deux hommes, Richelieu et Mazarin, l'un la terreur, l'autre l'attrait de la royauté. On a apprécié et peut-être flatté Richelieu ; on n'a pas encore mis Mazarin à sa hauteur dans l'histoire, Machiavel sans crime de la monarchie française ; Louis XIV., après sa mort, n'eut rien à conquérir en autorité et en respect, il n'eut qu'à régner.

Grâce à ces deux précurseurs, il n'eut pas besoin d'être un grand homme pour être un grand roi. Il lui suffisait d'avoir un cour élevé et un esprit juste ; il eut l'un et l'autre. Ce qui éclairait son esprit, ce n'était pas le génie, c'était le bon

Ce qui élevait son cœur, ce n'était pas la grandeur d'âme, c'était l'orgueil. Mazarin lui avait appris à mépriser

à les hommes et à croire au caractère divin de son pouvoir: il y croyait; c'était sa force.

Ce caractère de Louis XIV. orné seulement à l'extérieur d'un reste de chevalerie des Valois, qui décorait en lui l'égoïsme, et dans sa cour la servitude, n'avait de grand que la personnalité. Il pensait à lui, il était né maître, il commandait bien, il était poli dans la forme, fidèle à ses serviteurs, sensible au mérite, aimant à absorber dans ce qu'il appelait sa gloire les grandes renommées, les grandes vertus.-De Lamartine.

sens.

B.

Ayant mis mon assiette à soupe trop près du bord de la table, en saluant mademoiselle Ada, qui me complimentait poliment sur la forme de mon gilet, je laissai tomber tout le potage bouillant sur mes genoux. En dépit d'une provision de serviettes qu'on m'offrit ausitôt pour essuyer la surface de mes habits, je crus, pendant quelques minutes, me sentir cuire dans une chaudière. Mais me rappelant que Sir Thomas avait dissimulé sa souffrance quand je lui avais marché sur l'orteil, je supportai courageusement mon mal en silence, et je m'assis au milieu des rires étouffés des dames et des domestiques. Je

« AnteriorContinuar »