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Le

dans la forêt de Saint-Germain, entendit frapper à sa porte; elle ouvrit, et vit un cavalier qui lui demanda l'hospitalité. Elle mit son cheval dans une grange et le fit entrer. A la clarté d'une lampe fumeuse, elle vit que c'était un jeune gentilhomme. La personne disait la jeunesse, l'habit disait la qualité. La, vieille femme alluma du feu, et demanda au gentil. homme s'il désirait manger quelque chose. Un estomac de seize ans est comme un caur du même âge, trèsavide et peu difficile. Le jeune homme accepta. Une bribe de fromage et un morceau de pain noir sortit de la huche: c'était toute la provision de la vieille.

• Je n'ai rien de plus, dit-elle au jeune gentilhomme, voilà ce que me laissent à offrir aux pauvres voyageurs la dîme et les impôts ; sans compter que les manants d'alentour me disent sorcière et vouée au diable, pour me voler, en sûreté de conscience, les produits de mon pauvre champ.' • C'est, ma foi, bien dur,' dit le gentilhomme, .et si je devenais jamais roi de France, je supprimerais les impôts et ferais instruire le peuple. • Dieu vous entende!' répondit la vieille. A ce mot, le gentilhomme s'approcha de la table pour manger; mais au même instant un nouveau coup frappé à la porte l'arrêta. La vieille ouvrit et vit encore un cavalier percé de pluie, et qui demanda l'hospitalité. L'hospitalité lui fut accordée, et le cavalier étant entré, il se trouva que c'était encore un jeune homme, et encore un gentilhomme. • C'est vous, Henri,' dit l'un. • Oui, Henri,' dit l'autre. Tous deux s'appelaient Henri. La vieille apprit dans leur entretien qu'ils étaient d'une nombreuse partie de chasse, menée par le roi Charles IX, et que l'orage avait dispersée.' “La vieille,' dit le second venu, ‘n’as-tu pas autre chose à nous donner?' · Rien,' répondit-elle. • Alors,' dit-il,

nous allons partager. Le premier Henri fit la grimace; mais, regardant l'ail résolu et la prestance nerveuse du second Henri, il dit d'une voix chagrine: ‘Partageons donc!' Il y avait, après ces paroles, cette pensée qu'il n'osa dire: «Partageons de peur qu'il ne prenne tout.'

qu’un troisième coup fut frappé à la porte. La rencontre était singulière: c'était encore un gentilhomme, encore un Henri. La vieille se mit à les considérer avec surprise. Le premier voulut cacher le fromage et le pain, le second les replaça sur la table, et posa son épée à côté. Le troisième Henri sourit. Vous ne voulez donc rien me donner de votre souper, dit-il; je puis attendre, j'ai l'estomac bon." Le souper, dit le premier Henri, ' appartient de droit au premier occupant.' • Le souper,' dit le second, appartient à qui sait mieux le défendre.' troisième Henri devint rouge de colère, et dit fièrement: Peut-être appartientil à celui qui sait mieux le conquérir.' Ces paroles furent à peine dites que le premier Henri tira son poignard, les deux autres leurs épées. Comme ils allaient en venir aux mains, un quatrième coup est frappé, un quatrieme jeune homme, un quatrième gentilhomme, un quatrième Henri fut introduit. A l'aspect des épées nues, il tire la sienne, se met du côté le plus faible et attaque à l'étourdie. La vieille se cache épouvantée, et les épées vont fracassant tout ce qui se trouve à leur portée. La lampe tombe, s'éteint, et chacun frappe dans l'ombre. Le bruit des épées dure quelque temps, puis s'affaiblit graduellement, et finit par cesser tout à fait. Alors la vieille se hasarde de sortir de son trou, rallume la lampe, et voit les quatre jeunes gens étendus par terre, avec chacun une blessure. Elle les examine: la fatigue les avait plutôt renversés que la perte de leur sang. relèvent l'un après l'autre, et, honteux de ce qu'ils viennent de faire, ils se mettent à rire et se disent: 'Allons, soupons de bon accord et sans rancune.'

158.—Mais lorsqu'il fallut trouver le souper, il était par terre, foulé aux pieds, souillé de sang. Si mince qu'il fût, on le regretta. D'un autre côté, la cabane était dévastée, et la vieille, assise dans un coin, fixait ses yeux fauves sur les quatre jeunes gens. • Qu'as-tu à nous regarder?' dit le premier Henri, que ce regard troublait. • Je regarde vos destinées écrites sur vos fronts, répondit la vieille. Le second Henri lui commanda durement de les lui révéler, les deux derniers l'y engagèrent en riant. La vieille répondit: . Comme vous êtes réunis tous quatre dans cette cabane, vous serez

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Ils se

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157.-Ils s'assirent donc en face l'un de l'autre, et déjà l'un des deux allait couper le pain avec sa dague, lors

sur

réunis tous quatre dans une même à ramener, le soir, son bétail, dont il destinée. Comme vous avez foulé aux partageait la litière. Et une foule pieds et souillé de sang le pain que innombrable de créatures naissent, l'hospitalité vous a offert, vous foulerez vivent et meurent ainsi, dans l'ignoaux pieds et souillerez de sang la rance, dans l'hébêtement, n'ayant de puissance que vous pouviez partager. l'homme que l'aspect, ne connaissant Comme vous avez dévasté et appauvri de l'humanité que les douleurs, que cette chaumière, vous dévasterez et les misères, ne sachant pas que Dieu appauvrirez la France; comme vous les a douées comme tous, leur donnant avez été blessés tous quatre dans une âme qui les rattache à la divinité, l'ombre, vous perirez tous quatre par une intelligence qui, cultivée, les élève trahison et de mort violente.' Les à l'égal de tous. - -E. Sue. quatre gentilshommes ne purent s'empêcher de rire de la prédiction de la 160.—Alger dort, ce vaste nid de vieille. Ces quatre gentilshommes pirates; rien n'y décèle la vie et l'acétaierit les quatre héros de la Ligue, tivité. Il est impossible d'admettre deux comme ses chefs, et deux comme que c'est de là que partent des nuées ses ennemis: Henri de Condé, empoi- de corsaires, avec leurs mille barques ; sonné à Saint-Jean-d'Angely par sa que c'est là qu'ils retournent avec leurs femme. Henri de Guise, assassiné à mille prises, remorquant à la suite les Blois par les quarante-cinq.

Henri uns des autres le brick français et le de Valois (Henri III) assassiné par schooner anglais, la flûte hollandaise Jacques Clément à Saint-Cloud. et la tartane sicilienne, le chebec naHenri de Bourbon (Henri IV) assas- politain et le mistick sarde: non, ce siné à Paris par Ravaillac.-F. Soulié. n'est

pas là Alger, la terreur des mers,

l'effroi de la chrétienté. Ce dernier 159.--On voyait qu'une affection mot nous dispense presque de dire que réciproque, basée un fréquent nous nous plaçons à cinquante ans échange de services et sur une com- environ de distance de notre époque, plète p rité d'existence, unissait le où Alger est une ville européenne, petit pâtre et son chien. Que de presque une ville de second ordre; longues heures d'automne et d’hiver, ayant des lanternes et un peuple, ce cet enfant avait passées, abrité der- qui est le commencement de toute rière quelque touffe de genêt, au milieu civilisation et de toute révolution ; des landes désertes, son chien étroite- possédant des fontaires et pas d'eau, ment serré contre sa poitrine, afin de comme une ville de premier ordre: réchauffer à cette chaleur animale ses ayant enfin ce que nous n'avons pas, pauvres meinbres engourdis ! Ainsi les Bédouins : ce que n'a pas le désert, niché, ne pensant pas plus qu'un un maire et un juge de paix. Alger animal, l'enfant tantôt regardait n'était pas comme cela il y a cinquante paître ses bestiaux à travers l'humide ans. Il y a cinquante ans aussi, lorset froid brume qui les voilait à demi, qu'une voile française ou italienne tantôt suivait dans l'air, d'un regard blanchissait à l'horizon, ne fût-elle machinal, la lente évolution des volées grande que comme l'aile d'un albatros, de vanneaux ou de halbrans. Et cette Alger, la vieille barbaresque, s'éveilvie solitaire, animale, abrutissante, lait alors, frappait dans le creux de qui ravale l'homme au niveau de la ses mains comme un sultan appelant bête, était celle de chaque jour pour ses esclaves, et hommes nus, rouges, ce malheureux enfant; ainsi que des noirs, cuivrés, armés ou sans armes, milliers d'êtres de son âge et de sa brandissant l'aviron ou la hache, femcondition, absolument étranger à l'in- mes et enfants, tous coulaient sans struction la plus élémentaire, il vivait bruit le long des maisons, le long ainsi au milieu des landes désertes, ni des ravins, le long des plages, plus ni moins intelligemment que le long de leurs barques plates, et le bétail qui paissait. Ignorant les puis gagnaient la haute mer. Le moindres notions du bien et du mal, soir, Alger fumait et flamboyait comdu juste et de l'injuste, l'instinct de cet me un brasier; les captifs ramenés enfant se bornait à associer ses efforts étaient trainés dans les chantiers du à ceux de son chien, pour empêcher dey. Les femmes captives passaient le troupeau d'entrer dans les taillis, dans son sérail, avec leurs éventails ou de brouter les jeunes semis, puis ou leurs mantilles, et puis s'effectuait

le partage du butin. A ceux-ci les belles voiles, à ceux-ci les draps noël. leux, à ceux-ci les belles armes, les armes d'acier incrustées de nacre, les fusils à donble coup, les pistolets si beaux à la ceinture, si fiers au poignet; à ceux-là l'or en barre ou l'or inonnayé, à ceux-là les comestibles, le café, le sucre, le tabac, le vin, l'eaude-vie; au chef le tonneau de riz, au soldat le sac, à la femme la mesure, à l'enfant la pincée. Ainsi de tout: puis Alger, ivre et repue, ivre de vin français, repue de comestibles anglais, dansait en rond et tournait, comme un derviche jusqu'à ce qu'elle tombât sur la terre. Dans cet état, Alger paraissait ne pas exister; c'est peut-être dans cet état que la surprit une fois Barberousse; mais à coup sûr ce ne fut pas dans celui-là qu'elle chassa Charles-Quint.- L. Gozlan,

161.-L'intérieur de la jonque n'est pas divisé en ponts comme nos vaisseaux, mais en compartiments qui ne communiquent pas entre eux et sont séparés par des cloisons solides. On y descend par des écoutilles, et ils appartiennent à des maîtres différents qui y serrent leurs marchandises et leurs vivres. Certes, un objet qui vient d'un pays aussi hermétiquement fermé que la Chine, costume, vase, bronze, offre toujours un vif intérêt, car un peuple, quelque mystérieux qu'il soit, trabit toujours son secret dans son travail ou dans son art; mais qu'est-ce que cela, lorsqu'on voit l'indigène lui-même, un être humain d'une race séparée depuis des milliers d'années du reste de la création, race à la fois enfantine et décrépite, civi. lisée quand tout le monde est incivilisé; stationnaire au milieu des siècles qui 's'écoulent et des empires qui disparaissent, aussi nombreuse à elle seule que toutes les nations qui peuplent le globe, et pourtant ignorée comme si elle n'existait pas ? Rien ne nous intéresse comme de voir un individu authentique d'une race hu

l'on rencontre raremert en Europe. Sous cette peau bronzée, cet angle facial d'une ouverture différente, ce crâne bossué de protubérances qui ne sont pas les nôtres, nous cherchons à deviner en quoi l'âme de ce frère inconnu, adorant d'autres dieux, exprimant d'autres idées avec une autre langrie, ayant des croyances et des

prejugés spéciaux, peut ressembler à notre âme; nous cherchons avidement à deviner, au fond de ces yeux où le soleil d'un hémisphère opposé a laissé sa lumière, la pensée dans laquelle nous pourrions communier et sympathiser. Ils étaient là quatre, tous jeunes gens, avec des teints fauves, des tempes rasées, colorées de nuances bleuâtres, des yeux retroussés légèrement aux angles externes, un regard oblique et doux, une physionomie intelligente et fine, à laquelle l'énorme natte de cheveux formant la queue sacramentelle, roulée sous un bonnet noir, donnait un cachet féminin : d'après nos idées de beauté, qui se rapportent malgré nous au type grec, ces virtuoses chinois étaient laids, mais d'une laideur pour ainsi (lire jolie, gracieuse et spirituelle.-T. Gautier.

162.-Les courses commencent le 28 mai de chaque année, et durent près d'une semaine, mais le jour des jours est le 25, qui a pris le nom de Derby, parce que cette fête publique fut inaugurée en 1780 par le comte de Derby. Une semaine avant l'événement, dans les salons, les tavernes, les omnibus, les wagons de chemin de fer, on n'entend plus qu'un sujet de conversation : Qui remportera le prix ?' De jour en jour l'émotion et la curiosité augmentent. La fièvre du Derby se communique du marché du turf à toutes les classes de la société. On parie avec fureur sur des chevaux qu'on n'a jamais vus, et dont quelquesuns ne doivent même pas concourir. Dans certaines rues de Londres, la circulation est interceptée par la foule des hommes qui spéculent sur les courses. Les femmes, que dis-je, les enfants eux-mêmes n'échappens point à cette maladie, qui est dans l'air. L'écolier qui se rend à la classe du matin avec quelques livres serrés dans une sangle de cuir a peut-être oublié d'étudier sa leçon ; mais demandez-lui les noms des chevaux que soutient sur le marché la faveur publique, il les sait par cour. Cette fête nationale est aussi devenue avec le temps une institution qui domine même les affaires d'Etat, qui exerce la plus grande influence sur les mours anglaises, qui déplace chaque année un grand nonrbre de fortunes

par

la manie du jeu de hasard.—Esquiros.

maine que

P

C.

FRENCH POËTES.'

1. SEIZIÈME SIÈCLE.

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§ 1.* On dit bien vrai: la mauvaise fortune Ne vient jamais qu'elle n'en apporte

une, Ou deux, ou trois avecques elle: Sire, Votre cœur noble en sçauroit bien que

dire; Et moi, chétif, qui ne suis roi ni rien, L'ai éprouvé, et vous conterai bien, Si vous voulez, comment vint la

besogne. J'avois, un jour, un valet de Gascogne, Gourmand, ivrogne et assuré menteur, Pipeur, larron, jureur, blasphémateur, Sentant la hart de cent pas à la ronde, Au demeurant le meilleur fils du

monde.

Laisse le pire, et sur le meilleur monte, Pique et s'en va. Pour abréger mon

conte, Soyez certain qu'au sortir du dit lieu N'oublia rien, fors de me dire adieu... Ce néanmoins, ce que je vous en mande N'est pour vous faire ou requeste ou demande.

(sembler, Je ne veux point tant de gens resQui n'ont souci autre que d'assembler (amasser).

[eux; Tant qu'ils vivront, ils demanderont, Mais je commence à devenir honteux, Et ne veux plus à vos dons m'arrester. Je ne dis pas, si voulez rien prêter, Que ne le prenne: il n'est point de

prêteur, S'il veut prêter, qui ne fasse un debteur. Et savez-vous, sire, comment je paye? Nul ne le sçait si premier ne l'es

saye. Vous me devrez, si je puis, du retour, Et vous ferai encores un bon tour; A cette fin qu'il n'y ait faute nulle, Je vous ferai une belle cédule A vous payer, sans usure, s'entend, Quand on verra tout le monde content; Ou, si voulez, à payer ce sera

. Quand votre los (louange) et renom cessera.

C. Marot.

Ce vénérable ilot fut averti
De quelque argent que m'aviez départi,
Et que ma bourse avoit grosse apos-

tume.
Si se leva plus tôt que de coutume,
Et me va prendre en tapinois icelle,
Puis vous la mit très-bien sous son

aisselle, Argent et tout, cela se doit entendre, Et ne crois point que ce fût pour la

rendre; Car oncques puis n'en ai ouï parler. Bref le vilain ne s'en voulut aller Pour si petit, mais encore il me happe Saye et bonnet, chausse, pourpoint et

cape. De mes habits, en effet, il pilla Tous les plus beaux, et puis s'en habilla Si justement, qu'à le voir ainsi être Vous l'eussiez pris, en plein jour, pour

§ 2.* Jadis un loup, dit-on, qué la faim

espoinçonne, Sortant hors de son fort, rencontre

une lionne Rugissante à l'abort, et qui monstroit

aux dents L'insatiable faim qu'elle avoit

au

son maître. Finalement, de ma chambre il s'en va Droit à l'étable, où deux chevaux

trouva,

dedans.

* Write down the words in italics as they are spelt to-day.

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Quand la chaude lionne, à qui l'ardente

faim
Alloit précipitant la rage et le dessein,
S'approche, plus savante, en volonté
Le mulet prend le temps, et du grand

coup qu'il tire
Luy enfonce la teste, et d'une autre

façon, Qu'elle ne sçavoit point, luy apprit sa leçon.

M. Régnier.

d'autre proye,

§ 3.

Ta douleur, Du Perrier, sera donc éter

nelle? Et les tristes discours Que te met en l'esprit l'amitié pater

nelle L'augmenteront toujours ?

Le malheur de ta fille au tombeau de

scendue
Par un commun trépas,
Est-ce quelque dédale où ta raison

perdue
Ne se retrouve pas?

ce

nouveau

Luy, dis-je, qui craignoit que, faute
La beste l'attaquast, ses ruses il employe.
Mais enfin le hasard si bien le secourut,
Qu'un mulet gros et gras à leurs yeux

apparut.
Ils cheminent dispos, croyant la table

preste, Et s'approchent tous deux assez près

de la beste. Le loup qui la cognoist, malin et

deffant, Luy regardant aux pieds, luy parloit

en riant: ·D'où es-tu ? qui es-tu? quelle est ta

nourriture, Ta race, ta maison, ton maistre, ta

nature? Le mulet, estonné de

discours, De peur ingénieux, aux ruses eut

recours; Et, comme les Normands, sans luy

respondre: Voire ! Compère, ce dit-il, je n'ai point de

mémoire; Et comme sans esprit ma grand’mère

me vit, Sans m'en dire autre chose, au pied

me l'escriviti Lors il lève la jambe au jarret ra

massée, Et d'un mil innocent il couvroit sa

pensée, Se tenant suspenilu sur les pieds en

avant. Le loup qui l'apperçoit se lève de

devant, S'excusant de ne lire avecq' ceste parolle, Que les loups de son temps n'alloient

point à l'escolle.

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2. DIX-SEPTIÈME SIÈCLE.

§ 4. Rome, l'unique objet de mon ressenti- Rome, qui t'a vu naître, et que ton ment!

cour adore ! Rome, à qui vient ton bras d'immoler Rome, enfin, que je hais parce qu'elle mon amant !

t'honore!

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