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vallon intermédiaire, peu profond, et à pentes douces et faciles. Dans tout cet espace, il n'y a ni habitations, ni bois, ni rien qui varie; le seul chemin de la Haie-Sainte offre cette ligne d'arbustes noueux d'où il tire son nom ; le reste n'est qu'un vaste champ, que le soc de la charrue parcourt sans le changer jamais. Ainsi, les plus légers accidents du terrain, ses moindres mouvements, ses moindres replis, sont les mêmes aujourd'hui qu'ils étaient il y a vingt ans, et qu'ils seront dans quarante; on ne saurait s'y méprendre. (Naval Cadets.)

AUGUST 1857. Après la vertu, rien ne peut nous conduire plus sûrement à la félicité que l'amour des sciences naturelles. Et

vous qui m'écoutez, et qui, jeunes encore, formez notre plus chère espérance; vous, devant qui s'ouvre une carrière que vous pouvez illustrer par tant de travaux; oh! lorsque vous aurez éprouvé cette vérité consolante, que le bonheur est dans la vertu qui aime, et dans la science qui éclaire; lorsqu'au milieu de l'éclat de la gloire, ou dans l'obscurité d'une retraite paisible, vous jouirez du charme attaché à l'étude de la nature, et que votre cour vous retracera vos premières années, vos premiers efforts, vos premiers succès, mêlez quelquefois à ces pensées le souvenir de celui qui alors ne sera plus, mais qui aujourd'hui, et de toutes les facultés de son âme et de son esprit, vous appele aux plus heureuses destinées.-(Naval Cadets.)

NOTA.

The Examination Papers from 1864 to this day will be

found in the SUPPLEMENT.

PART II.

SELECTED PIECES

FROM

FRENCH 'PROSATEURS' AND 'POËTES'

AND

ENGLISH PROSE-WRITERS.

TOGETHER WITH

A CLASSIFIED VOCABULARY.

A CHOICE OF HOMONYMS AND PARONYMS.

A SELECTION OF IDIOMS AND PROVERBS.

A LIST OF VERBS FOR TRANSLATION AND PARSING.

A TABLE FOR PARSING.

I.

FRENCH “PROSATEURS' AND 'POËTES,

AND

ENGLISH PROSE WRITERS.

A.

INTRODUCTION.

Translate into English:

1. Histoire de Joseph.—Joseph était l'un des (definite) douze fils de Jacob. Son père l'aimait (er) tendrement. Ses (son) frères ne tardèrent pas à être jaloux de la tendresse que Jacob lui témoignait. Ils le détestèrent plus encore, quand Joseph leur eut raconté un songe qu'il avait eu. “La nuit dernière,' leur dit-il (dire) un jour, “je songeais que nous étions dans un champ où des (partitive) gerbes étaient amoncelées. Vos gerbes semblaient s'incliner (look in the dictionary for incliner) devant la mienne' (mien). Les frères s'irritèrent de ce songe, et de la supériorité qu'il lui présageait. “Ah!'s'écrièrent-ils un jour, il faut (falloir) que nous nous délivrions de ce songeur; tuons-le : nous raconterons à notre père qu'une bête féroce l'a dévoré.' Tous approuvèrent ce projet criminel. Un jour qu'ils gardaient dans les champs les troupeaux de leur père, Jacob envoya vers eux Joseph, qu'il chargeait souvent de leur porter des (partitive) vivres. Comme ils allaient (were going) le tuer, Ruben, qui était l'aîné, eut pitié de Joseph. ‘Ne le tuons pas,' s'écria-t-il; 'enfermons-le dans une citerne.' Il parlait ainsi, parce qu'il se proposait de le délivrer. .Si nous tuions notre frère,' ajouta-t-il, nous attirerions sur nous la malédiction du Seigneur. On écouta ses conseils, et on se rangea à son avis.

2. Suite.—On enferma le malheureux Joseph dans la citerne. Puis les méchants frères allèrent manger. Pendant qu'ils mangeaient, des marchands ismaelites passèrent par-là. Ils achetèrent Joseph, et l'emmenèrent dans un pays lointain qu'on appelle l’Egypte. Cependant les frères de Joseph trempèrent sa robe dans le sang d'un chevreau qu'ils avaient égorgé et l'envoyèrent à Jacob. Le messager qu'on chargea de cette cruelle commission pré. senta la robe au père en lui disant (dire): Voilà une robe que vos fils ont trouvée.' Jacob, en la voyant, s'écria : • Il a été dévoré! Une bête cruelle a dévoré mon fils !' Et il le pleura pendant de longues années, sans que rien le consolât ou allégeât sa douleur. Quand Joseph fut en Égypte, un seigneur du pays l'acheta. Ce seigneur s'appelait Putiphar. Il nomma Joseph intendant de sa maison et lui confia le soin de ses affaires. Mais la femme de Putiphar calomnia Joseph auprès de son mari : L'esclave hébreu que vous nous avez amené, lui dit-elle, a voulu (vouloir), m'outrager; mais j'ai crié, j'ai appelé au secours, et il s'est enfui: (ir). Putiphar, ainsi trompé par sa femme, entra dans une grande colère, et accusa Joseph auprès des magistrats qui ordonnèrent qu'on le jetât en prison,

3. Suite. Or il arriva que le gouverneur de la prison chargea Joseph de pays voisins, qui lui payaient son grain à prix d'or. Jacob envoya ses fils en Egypte pour acheter du ( partitive) blé. Ils se présentèrent, sans le reconnaître, devant Joseph, qui les reconnut (aître) aussitôt. Il les accusa d'être des espions; il les jeta en prison ; il exigea, pour les relâcher, que l'un d'eux allât chercher Benjamin, le plus jeune des fils de Jacob, qui était resté auprès de son vieux père. Benjamin arriva. Joseph voulut (vouloir) encore éprouver ses frères, en accusant Benjamin d'avoir essayé de lui dérober sa coupe. Mais enfin ses sanglots éclatérent: "Il est temps que je vous révèle qui je suis,' s'écria-t-il en présence de tous ses frères assemblés. C'est moi qui suis Joseph. Allez chercher mon père. Vous resterez tous en Égypte. Je veux (vouloir) que vous partagiez avec moi les faveurs et les bontés du roi.'

porter à manger aux autres prisonniers, parmi lesquels se trouvaient le grand panetier et le grand échanson du Pharaon (c'est ainsi qu'on appelle le roi d'Égypte dans la Bible). Un matin il les trouva tristes parce qu'ils avaient eu pendant la nuit des songes qui les inquiétaient. Joseph, après avoir écouté le récit de leurs songes, annonça au panetier qu'on l'enverrait (envoyer) au supplice dans trois jours. Puis se tournant vers l'échanson : Vous rentrerez en grâce,' lui dit-il; le roi vous pardonnera. Rappelez-vous que je suis enfermé ici pour un crime dont je suis innocent, et n'oubliez pas celui qui vous annonce avec joie votre délivrance.' Il arriva aux deux officiers comme Joseph le leur avait annoncé; mais le grand échanson oublia Joseph. Deux ans après, le roi songea qu'il était sur le bord du Nil: du (definite) fleuve semblaient sortir sept vaches grasses, et bientôt après sept vaches maigres, qui dévorèrent les premières, et restèrent cependant aussi maigres qu'auparavant. Le roi s'éveilla alors ; mais il ne tarda pas à se rendormir, et il eut un autre songe. Il lui semblait voir sept épis pleins, puis sept épis maigres qui s'élevaient à leur côté et les dévoraient. Le lendemain, le roi appelle (er) tous ses prêtres, et demande qu'on lui explique ce que signifient ces deux visions. Comme nul ne les expliquait, le grand échanson se rappela Joseph, et raconta au roi ce qui s'était passé dans la prison.

4. Suite.Le roi envoie (envoyer) chercher Joseph; il arrive, et après avoir entendu (re) les deux songes, il déclare qu'ils signifient une seule et même chose. Ils annoncent qu'à sept années d'abondance succéderont sept années de disette. Que le roi amasse des provisions, pour alléger les maux (mal) qui menacent de peser sur son peuple. Le roi approuve ce conseil. . Sois (être) mon ministre,' dit-il à Joseph. • Tu commanderas à tout mon royaume. Personne dans l'Égypte ne remuera le pied ni la main que par ton ordre.' Joseph fut donc le premier après le roi. Il s'occupa aussitôt à rassembler et à amonceler dans les greniers publics des grains en abondance. Aussi, quand les années de disette arrivèrent, l'Égypte avait assez de blé, non-seulement pour nourrir ses habitants, mais aussi pour alimenter les

mesure

5. La Leçon de Lecture.—Le maire du petit village de Talant, en Bourgogne, avait, à ce titre, droit de séance aux (à les) états de la province, et le privi. lége de manger à la table du prince de Condé, lorsqu'il venait (venir) présider aux états. Celui qui possédait cette (ce) place était un bon paysan d'assez mince apparence, mais ne manquant pas d'esprit et fort content de jouir de ses prérogatives. Les jeunes pages qui servaient (ir) à table imaginérent de s'amuser à ses dépens : qu'on mettait (re) quelque mets sur son assiette, celui qui était derrière la lui enlevait avant qu'il eût eu le temps d'y toucher, et lui en donnait une vide. On venait de (venir de bf. inf., to have just) lui servir une aile de faisan, et on allait (aller, bf. inf., to be going or about to) la faire disparaître, lorsqu'il donna un coup sec du manche de son couteau sur les doigts du petit espiègle, qui retira bien vite la main. Le prince, qui était jeune et qui s'était amusé de cette plaisanterie sans faire semblant de la voir, lui dit: Qu'est-ce donc, monsieur le maire? vous battez (re) mes pages ?'—'Oh! non, monseigneur,' répon dit-il (répondre); je leur apprends à lire. Ils prennent (dre) des L (des ailes) pour des o (des 08).'

6. Du Guesclin.-Bertrand du Guesclin, né près de Rennes en Bretagne, en mil trois cent onze, se fit remarquer dès son enfance par un caractère bouillant, intrépide, et un goût décidé pour

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