Les fées du moyen-âge: recherches sur leur origine, leur histoire et leurs attributs, pour servir à la connaissance de la mythologie gauloise

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Ladrange, 1843 - 101 páginas
 

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Página 6 - On fit mieux : Rome se soumit elle-même aux divinités étrangères ; elle les reçut dans son sein ; et par ce lien , le plus fort qui soit parmi les hommes , elle s'attacha des peuples qui la regardèrent plutôt comme le sanctuaire de la religion que comme la maîtresse du monde. Mais, pour ne point multiplier les êtres...
Página 98 - Urgandc la Déconnue, forment une race de souche gauloise, à laquelle sont venues se mêler les fictions de la Grèce et de Rome ; race qui s'est éteinte avec la Manto, l'Alcine, la Mélisse d'Arioste, la Titania de Shakespeare, la Gloriane de Spenser, la Silvanella de Boiardo. En devenant les jouets du caprice des poètes, les fées perdirent le caractère sérieux qui leur avait si longtemps conservé tant de fidèles. La foi vive qu'elles inspiraient disparut peu à peu. Déjà au xnc siècle,...
Página 15 - Anglorum cogitans tractavi, videlicet quia fana idolorum destrui in eadem gente minime debeant, sed ipsa, quae in eis sunt, idola destruantur. Aqua benedicta fiat, in eisdem fanis aspergatur...
Página 55 - ... signifie aujourd'hui la fête de Noël. Ce nom n'est pas la seule trace qui soit restée de l'origine païenne de cette fête. Ces mascarades, ces déguisements bizarres, usités dans le commencement de l'hiver, sont certainement un reste de l'usage, où étaient les Germains, dans la fête de...
Página 37 - ... ingénieux, elles prennent la forme de tel animal qu'il leur plaît; elles se transportent, en un clin d'œil, d'un bout du monde à l'autre. Tous les ans, au retour du printemps, elles célèbrent une grande fête de nuit. Une nappe, blanche comme la neige, est étendue sur le gazon, au bord d'une fontaine ; elle...
Página 75 - On le rencontre toujours seul , dit M. Alfred Maury dans son savant opuscule sur les Fées du moyen âge. Il se montre sous la figure d'un petit vieillard au front ridé, au costume antique. Il porte un habit vert foncé à larges boutons ; sa tête est couverte d'un chapeau à bords retroussés. On le déteste à raison de ses méchantes dispositions , et son nom est employé comme expression de mépris. Comme les nains bretons, on le représente avec une bourse de cuir à la ceinture , dans laquelle...
Página 79 - D'après les croyances bretonnes , il existe des génies de la taille des pygmées, doués, ainsi que les fées, d'un pouvoir magique, d'une science prophétique. Mais loin d'être blancs et aériens comme celles-ci , ils sont noirs , velus et trapus; leurs mains sont armées de griffes de chat et leurs pieds de cornes de bouc ; ils ont la face ridée, les cheveux crépus, les yeux creux et petits, mais brillants comme des escarboucles, la voix sourde et cassée par l'âge.
Página 22 - estoient deables qui disoient que les gens estoient destinez et faes les uns a bien, les autres a mal , selon le cours du ciel ou de nature. Comme se un enfant naissoit à tele heure ou en tel cours, il li estoit destiné qu'il seroit pendu ou qu'il seroit noié, ou qu'il seroit riche, ou qu'il espouseroit...
Página 29 - Les fées voulaient même souvent être invitées. Longtemps à l'époque des couches de leurs femmes , les Bretons servirent un repas dans une chambre contiguë à celle de l'accouchée, repas qui était destiné aux fées dont ils redoutaient le ressentiment3.
Página 16 - ... les superstitieux , l'Eglise a jugé à propos de sanctifier, par un signe extérieur de christianisme , les végétaux auxquels restait trop longtemps attachée la vénération du vulgaire. « Des images pieuses , dit M. Maury, furent placées sur le chêne, le hêtre, le tilleul...

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