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quel'histoire d'une vingtaine de libertins à lamode, et de femmes de mauvaises mæurs qui se croient une grande supériorité d'esprit, pour avoir érigé le libertinage en principe et fait une science de la dépravation.

Cette espèce, obligée de s'admirer beaucoup elle – même, parce qu'elle est universellement méprisée, ne se doute pas que sa prétendue science, en mettant même toute morale à part, est le comble de la sottise et de la duperie.

Des artifices grossiers, des atrocités gratuitement révoltantes, des horreurs absurdes, voilà le fond des liaisons dangereuses. Il est absurde que l'amiede Valmont,et son ancienne maîtresse,Me.de Merteuil, qui est avec lui en société de noirceurs et de perfidies, mais qui est représentée comme la femme la plus habile en méchancetés, s'amuse à écrire sur son propre compte, et sans nécessité, toutes les horreurs imaginables. Il estabsurde que M. de Valmont qui, de son côté, a mis entre les mains de madame de Merteuil des secrets qui peuvent le perdre, et qui depuis long-temps n'est plus amoureux d'elle, pousse si loin la sotte fantaisie de redevenir son amant, et lui propose l'étrange alternative ou de le reprendre, ou de l'avoir pour ennemi. Il est encore plus absurde que cette femme, à qui un homme, de plus ou de moins, ne fait pas grand’chose, se brouille

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avec celui de tous , qu'elle a le plus d'intérêt de ménager; mais cela était nécessaire pour le dénoùment. Valmont est tué par son ami; madame de Merteuil est deshonorée, ruinée par un procès qu'elle perd, et devient horriblement laide de la petite-vérole; et ce dénoûment, sans moralité, ne vaut pas mieux que le reste : mais je n'ai que trop parlé de ce roman; puisse-t-il ne jamais tomber entre les mains des jeunes personnes!

J'ai dit que cet auteur était connu par de jolies pièces de vers insérées dans les journaux : c'est lui qui a fait cette chanson si connue il y a trente

ans.

Lison revenait du village ,

C'était le soir :
Elle crut voir sur son passage,

Il taisait noir,
Accourir le jeune Sylvandre :

Lison eut peur.
Elle pe voulut pas l'attendre,

C'est un malheur ;
C'était le soir,
Il faisait noir,
Lison ent peur,

C'est un malheur. (bis.) M. Laclos s'est fait connaître depuis par des opinions et une conduite révolutionnaire très blåmables. Il est mort à Naples en 1807.

FIN DU SECOND VOLUME.

ROMANS, François Rabelais..

Scarron.....
Mademoiselle de Scudéry. .
Madame de La Fayette. . .
La comtesse de Murat.
Madame de Villedieu...
Hamilton..
Le Sage.
Madame de Tencin.
L'abbé Terrasson..
Mademoiselle de Lussan...
Marivaux.
Madame de Graffigny..
L'abbé Prevost.
Duclos...
Madame Gomez.
L'abbé de Voisenon...
Crébillon.
M. le comte de Tressan...
Madame Riccoboni. ...
L'abbé Barthélemy.
Marmontel.
Madame Cottin...
Chanderlos de Laclos...

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FIN DE LA TABLE DU SECOND VOLUME.

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